Michel Rousseau, le futur au coeur des préoccupations – Partie 3

par | 8 Sep 2016 | Digital, Dispositifs innovants, Innovation, Nouveaux usages, Transformation Digitale

Maintenant un sujet un peu plus léger, Microsoft publie régulièrement des vidéos sur le futur de la productivité dans lesquelles Microsoft expose une vision du futur. Comment tu les perçois, alors que se sont des visions d’artistes en quelque sorte ?
Ceux sont des visions d’artistes mais pas que. L’intérêt avec ces vidéos d’envisionning, est la réalisation conjointe avec des chercheurs, car Microsoft Research planche sur un certain nombre d’interfaces du futur. Elles sont réalisées avec des entités comme le Garage chez nous qui sont chargées de la réalisation de concepts novateurs. Donc ce ne sont pas des idées sortant de nulle part, c’est une vision de chercheurs, généralement bien travaillées avec Photoshop ou avec After Effect.
Il y a une véritable réflexion derrière tout cela. Là où cela devient intéressant, c’est que souvent, on fait des choses qui sont très belles au niveau des interfaces, qui sont très réactives. Je me rappelle de ce mug de café que l’on pose sur la table et l’interface m’indique la température du café, la température qu’il fait dehors,… J’adore ces concepts là, mais on se rend compte que la réalité dépasse, au bout de deux ans, la durée de vie moyenne de ces films là, la fiction. On se rend compte que même si je n’ai pas les mugs avec affichage digital dessus, tout le reste a énormément progressé, on en déduit qu’en l’espace de deux ans, on a eu Cortana par exemple, et Cortana, mine de rien, me rend des services, autrement plus appréciables. Par exemple, quand je suis sur ma Surface en train de travailler, mon téléphone sonne dans une autre pièce, je ne l’entends pas. Cortana me précise alors que mon téléphone a sonné et que je dois envoyer un sms pour reprendre l’appel. Donc on en conclut que finalement, dans l’usage, beaucoup de choses évoluent plus vite que les films, et cela est sympa. Réserver un taxi depuis mon hôtel à travers une plaque vitrée, continuer ma navigation dans le taxi directement sur la vitre du taxi, c’est intéressant mais c’est plus du domaine de la science-fiction pour l’instant. J’aime bien, cela me donne des visions mais je préfère ce qui est un peu plus réaliste. L’avantage, c’est que la réalité se montre souvent plus ambitieuse que les films.

Comment imagines-tu les technologies dans dix ans ?

À l’heure actuelle, on voit un avenir où tout le monde portent des lunettes spécifiques. Je ne pense pas que nous en arriverons là, car je pense que l’humain n’est pas destiné à s’encombrer de plus d’outils. Je pense que plus on avance dans la courbe de progrès, moins les outils sont encombrants. Nous sommes passés de la sagaie de deux mètres à la flèche de trente centimètres. Plus on avance, plus les outils sont réduits, donc je ne pense pas que nous irons nécessairement vers un ajout de lunettes, de casques et d’autres choses. Encore une fois, je pense que se seront les données qui nous suivront partout, avec de plus en plus d’assistance. Et à long terme, de moins en moins tributaire de notre corps, mais de plus en plus de ce qu’il lègue en terme d’héritage, héritage des données bien entendu et héritage de ses propres connaissances. Comment il interagira avec le monde de connaissance.

Il y a actuellement une mode de l’Internet of thing (montres, vêtements, et autres objets connectés), est-ce vers quoi l’on tend à l’avenir ?

À mon sens, oui, mais il ne faut pas non plus aller vers le grand n’importe quoi. Je pense qu’il y a des outils qui sont parfaits pour cela. On parle de la brosse à dents connectée comme le mauvais exemple par excellence, et c’est exactement cela. Il y a un moment donné où il faut savoir s’arrêter et dire je n’ai pas besoin d’une brosse à dents connectée. Par contre, pour des choses qui rendent vraiment service au quotidien comme la voiture connectée, comme des lunettes de correction connectées qui me permettent d’augmenter ma vue en fonction de l’heure de la journée où ma vue va fatiguer, polarisantes, si je suis sur écran ou pas. Cela est intelligent et apporte un vrai service. Donc je ne pense pas que dans vingt ans on aura tous des casques mais par contre que nous aurons peut-être des frigos qui se rempliront tout seuls, des voitures qui se mettront à jour toutes seules et augmenteront leurs capacités, soit en autonomie, soit en service prédictif. Et nous aurons de plus en plus de services qui eux seront intelligents asservis à des objets qui le seront aussi.

Dernière question, tu participe à la réalisation des tech.days. Que réserve cette édition 2016 ?
Un changement de nom, un format plus compact, plus proche de nos utilisateurs, des formats courts, des meetups. Mais tout n’est pas encore sec et certaines choses sont encore en cours d’élaboration. Donc, réponse en Octobre ! Restez en contact !

Merci Michel pour avoir répondu à mes questions.

Merci à vous pour m’avoir donné l’opportunité de partager ces quelques notions !

Vous pourrez retrouver Michel Rousseau au cours des Microsoft Experiences en Octobre prochain
ainsi que sur son blog et son twitter.

Flavien Onfroy

Flavien Onfroy

Co-fondateur

Passionné par les nouvelles technologies, d'aucuns pourraient m’appeler un "geek", je suis à l'affût des technologies qui peuvent modifier ma façon de regarder mais aussi de concevoir l’architecture. Je m'interesse à toutes les formes d'arts, autant comptemporain que classique. 

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