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Quantum Break, aux frontières du jeu vidéo

par | 18 Oct 2016 | Jeux video

Au cœur de la froide Finlande se cache l’un des studios vidéoludiques les plus imaginatif du moment, Remedy Entertainment et son scénariste, Sam Lake. De son esprit est sorti, durant le printemps 2016, un ovni vidéoludique, Quantum Break.

Sam Lake, la pépite de Remedy

La série de jeux vidéo Max Payne et Alan Wake ont propulsé Remedy sur le devant de scène vidéoludique. Depuis 2001, et Max Payne, Sam Lake a travaillé sur de nouvelles mécaniques de jeu au service du scénario. Dans Max Payne, premier du nom, se fût le Bullet Time, un système issu du monde du cinéma, qui a permis d’écrire une histoire se servant au maximum de cette technique. Alan Wake, quand à lui, est un jeu d’aventure associé au survival-horror, tirant parti de l’alternance jour / nuit afin de varier les styles. Le joueur dirige le personnage d’Alan Wake, écrivain victime de la page blanche. Sa femme lui propose de partir quelques jour en vacance au sein de la ville Bright Fall afin de trouver l’inspiration. Celle-ci disparait et l’aventure du joueur commence afin de la retrouver et découvrir les mystères de Bright Fall. Le jour est consacré aux différentes phases d’enquêtes tandis que la nuit le héros se défend face à des possédés avec une arme peu utilisé dans le jeu vidéo, la lumière. Mais le scénario évolue en fonction de nos choix, ce qui permet une expérience unique permettant d’avoir une histoire unique. Alan Wake a permis a Sam Lake d’explorer les univers de Lovecraft, ou de Stephen King, mais aussi Shutter Island ou Twin Peaks.

Quantum Break est un jeu . . .

Annoncé en mai 2013, Quantum Break est un jeu tir à la troisième personne, plutôt classique dans son exécution. Là où le jeu sort des sentiers battus, c’est l’utilisation du temps et de ces possibilités, ralentir et accélérer, et des scénarios alternatifs à la manière d’Alan Wake. Quantum Break nous propose quand à lui de suivre l’histoire de Jack Joyce. Celle-ci débute dans les sous-sol d’une université américaine. Au cours d’une expérience sur les théories quantiques, un accident a lieu, entrainant Jack Joyce et Paul Serene, le principal antagoniste du jeu, a découvrir leur pouvoirs permettant de contrôler le temps. Paul Serene peut créer des passages temporels lui permettant de changer l’avenir, tandis que Jack peut lui, ralentir et accélérer le temps. À la suite de cette expérience, plusieurs mois s’écoule et Paul Serene crée Monarch, l’entreprise qui s’opposera à Jack. Lui rejoindra l’armée. Avec ce scénario, on pourrait imaginer un jeu assez classique dans son execution, se déroulant dans un monde semblable au notre. Premier élément qui rend le jeu unique, la présence de Shawn Ashmore dans le rôle de Jack Joyce, mais ce n’est le seul acteur a intégrer le jeu.

. . . Accompagner d’éléments exogènes

En effet, le jeu bénéficie d’un casting trois étoiles pour les personnages présent dans le jeu. Shawn Ashmore, qui incarne le protagoniste principal Jack Joyce, est plus connu pour son rôle du mutant Iceberg au sein des films X-Men. Aiden Gillen incarne Paul Serene, l’antagoniste principale du jeu. Il joue Lord Peter Baelish dans la série à succès, Game of Throne. Autre tête connu, celle de Lance Riddick, qui a notamment joué dans la série Fringe, et Dominic Monaghan, qui a joué dans le Seigneur des Anneaux et Lost. Qu’est qui a attiré ces acteurs à prêter leurs voix et leurs visages à un jeu vidéo ?

  • Un cachet, peut-être
  • Une reconnaissance, je ne pense pas
  • Une expérience unique, certainement

En effet, entre deux phases de jeu, Quantum Break, nous propose de suivre ce qu’il se passe dans le camp ennemi à travers une série télévisé intégré au sein même du jeu. Ce qui a nécessité à la fois une performance d’acteur, une capture de mouvement, une capture de visage. Mais Sam Lake n’a pas seulement repris la série télévisé comme un plus agréable. Il a intégré la narration issue du monde de la série télévisé à l’intérieur même des phases de jeu. Le jeu est découpé est découpé en quatre épisodes permettant une évolution progressives des enjeux jusqu’à la résolution de l’intrigue. Mais étant donné les différences de flux de travail entre la création d’un jeu video et celui d’une série télévisé, ce jeu ne fût pas de tout repos pour les créateurs. Notamment à cause des raccords entre le jeu et le plateau de tournage car les éléments présents dans le jeu se devait d’être identiques au sein de la série télévisé.

Une frontière de plus en plus flou

Quantum Break n’est pas le premier jeu à jouer sur cette proximité entre les médias

Dot Hack, sorti en 2002, comportais une partie jeu et une partie OVA (Original Video Animation). Un court-métrage d’animation qui permettait de continuer l’histoire. Et par la suite d’autres médias se sont agrégés autour de la licence, plusieurs series d’animation, deux films d’animation,…

Autres jeu ayant mêlé les médias, Defiance. Le jeu fût dès l’origine conçu comme une série télévisée doublé d’un MMORPG où les fans pourraient se retrouver et jouer dans le même univers que la série télévisée. Mais les deux médias étaient en vase clos, la série télévisée se déroulait sur la côte ouest tandis que le jeu se déroulait sur la côte est des États-Unis. Et la série a eu beau s’arrêter en 2014, le MMORPG continue son chemin.

Quantum Break a intégré la série télévisé au cœur même du jeu, l’un comme l’autre sont indissociable. Et c’est la grande force de Sam Lake. Quand à savoir si Quantum Break reste un jeu vidéo à part entière, voici sa réponse :

Flavien Onfroy

Flavien Onfroy

Co-fondateur

Passionné par les nouvelles technologies, d'aucuns pourraient m’appeler un "geek", je suis à l'affût des technologies qui peuvent modifier ma façon de regarder mais aussi de concevoir l’architecture. Je m'interesse à toutes les formes d'arts, autant comptemporain que classique. 

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